Ce chapitre s'appuie sur ceux qui le précèdent. Tu peux le lire maintenant, mais il ne comptera pas dans ta progression tant que les précédents ne sont pas terminés.
Chapitre
Bloc
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Pourquoi les crises économiques reviennent-elles toujours, malgré toutes les leçons du passé ? La réponse n'est pas dans la psychologie des marchés. Elle est dans la monnaie qu'on utilise.
Au chapitre précédent, dans un monde honnête, le taux d'intérêt reflétait l'épargne réelle : la boussole disait vrai.
Maintenant, le même film, mais truqué.
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La réalité physique finit toujours par rattraper le mensonge monétaire. À un moment, on s'aperçoit que les ressources manquent pour terminer tous les chantiers. La bulle explose : les prix des matériaux s'envolent, les banques paniquent et arrêtent de prêter.
Et vient ensuite la purge : ce qu'on appelle « crise » est en réalité un processus de liquidation des erreurs. C'est le moment où l'économie liquide les mauvais projets pour essayer de sauver ce qui peut l'être. La récession est une période de « ceinture serrée » obligatoire pour reconstituer l'épargne qu'on a fait semblant d'avoir pendant le boom.
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Robinson nous apprend ici deux choses fondamentales.
L'épargne précède toujours l'investissement réel. On ne peut pas construire un filet (le bien de capital) sans avoir mis de côté les poissons (l'épargne) nécessaires pour nourrir le travailleur pendant la construction. Les keynésiens contestent ce principe, mais Robinson n'a pas de banque centrale !
La réalité est implacable. On ne peut pas créer du temps ou de la nourriture à partir de rien.
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La cause des cycles économiques n'est pas extérieure. Ce ne sont pas des problèmes de « psychologie » des investisseurs. Au contraire, c'est un phénomène endogène, causé par la structure du système lui-même.
Parce que notre monnaie n'est pas « dure », on laisse les banques saboter notre boussole (le taux d'intérêt). On force l'économie à vivre dans un mensonge permanent qui se termine inévitablement par un krach.
Et si le problème allait encore plus loin ? Le manque de dureté n'est peut-être qu'un symptôme. La vraie cause : on tente de piloter l'économie depuis un bureau central, sans avoir l'information pour le faire.
Alors, prêt à comprendre pourquoi les ne peuvent pas voir ce qu'ils essaient de piloter ?